Le serpent – Portrait d’un tueur en série

LE SERPENT, l'histoire du serial killer Charles Sobhraj sur Netflix [Actus  Séries TV] - Freakin Geek

La série “Le serpent” n’a pas fais beaucoup parler d’elle..Du moins pas autant que d’autres séries. Et pourtant, à mon sens, c’est un véritable chef d’œuvre scénaristique que nous présente Netflix.

La série “Le serpent” reprend l’histoire de Charles Sobhraj, un tueur en série qui a agi en Asie du sud-est. On y découvre les faits des années 75, lors du début de la traque effectuée par Herman Knippenberg, un secrétaire de l’ambassade néerlandaise.

Si la série nous place dans une ambiance rétro, c’est par son grain et le cadre des débuts de scènes qui nous donne l’impression de regarder un film réalisé par un touriste de cette époque. Le changement entre ce type de prise et celle de la série se fait presque naturellement et c’est un plaisir pour les yeux. Les couleurs sont sublimes, rappelant celles de ces années-là, avec son look hippies qui la défini. En bref, un esthétisme précis et travaillé tant au niveau de la caméra qu’au niveau des couleurs.

Ce thriller en est bien un. L’écriture est réalisée de manière à nous faire angoisser sur l’avenir des personnages. Combien de fois je me suis sentie tendue tout au long de la série. Néanmoins, on peut lui attribuer un démarrage assez long. Ne vous fiez pas aux deux premiers épisodes, c’est après que tout devient complètement explosif.

Si les faits sont clairs et bien expliqués, ce qui est appréciable dans cette série, mais qui peut paraître déstabilisant au début, ce sont ses retours en arrière, qui nous permettent souvent de voir les choses à travers le point de vue d’un autre personnage. C’est ce qui fait son charme selon moi, puisque l’on creuse les faits et on rassemble les pièces du puzzle au même titre que Knippenberg.

Les personnages sont bien construits et on retrouve une vraie psychologie derrière leur écriture. J’ai aimé découvrir celle de Monique / Marie-Andrée. On rentre dans leur intimité et ils ne sont pas vendus comme des monstres, Netflix est souvent très doué et réussit le coup lorsqu’il s’agit de réaliser des œuvres sur les tueurs en série. Souvenons-nous du film sur Ted Bundy par exemple.

À ce stade, je vous conseille de la regarder parce que selon moi, elle vaut le détour et répond aux attentes que l’on se fait d’un thriller.


Le Serpent" sur Netflix: Tahar Rahim méconnaissable en tueur en série

On peut dire que Charles Sobhraj porte bien son nom. Indomptable comme un serpent, il séduit les foules mais les effraient également. Comme à la mue, le serpent change de peau, aussi vite que Charles changent d’identité. L’homme aux multiples passeports est doté d’un charisme puissant, chose commune chez pas mal de tueur en série. Effrayant, il paraît si intelligent qu’il ne semble commettre au début de la série aucune erreur. Moi qui ne connaissais pas son histoire, je l’ai découverte au fil des épisodes et j’ai réellement pensé que cet homme parviendrait à échapper à la police encore et encore.
Sa spécificité est de détruire ses victimes et son entourage, qu’il choisit pourtant avec précaution. Ajay, son homme à tout faire et Monique, celle qu’il prétend aimer.

Le personnage qui m’a le plus captivé, c’est bien celui de Monique, qui semblait en retrait dans les premiers épisodes et qui par la suite s’est révélée face aux caméras. On découvre au bout de trois-quatre épisodes comment sa route à croiser celle d’Alain, Gustave ou Charles. Du serpent en somme. On comprend que désespérée et sans amis, cet homme lui a donné l’attention qu’elle espérait. Cette femme s’est liée à lui et a fini par devenir complice de ses crimes. Tout au long de la série, malgré l’ambivalence de son personnage, je n’ai eu de cesse de ressentir de la compassion envers elle (Jenna Coleman qui est merveilleuse a sans doute aidé). Mais ce personnage a une profondeur mystérieuse qu’on ne parvient pas à éclaircir.. Même jusqu’aux dernières minutes, je suis restée surprise par sa dernière phrase. Complice, apeurée, cherchant à répondre à des besoins personnels ou tout simplement amoureuses ? Les motivations de ce personnage, comme de la vraie Marie-Andrée restent floues et c’est ce que j’ai vraiment apprécié tout au long de la série.

Le personnage de Charles, comme nous en avons parlé avant, est en mon sens perturbant. Il m’a glacé le sang, à chaque fois que je le voyais, les plans serrés sur son visage, sa manière d’agir avec lenteur et détachement. Le personnage de Charles est terrifiant jusqu’au bout et on ne sait jamais à quoi s’attendre. On en apprend cependant un peu plus lorsque les épisodes s’écoulent, sur son passé, sur ce qui explique ces meurtres successifs. Un personnage qui fait écho à celui d’Ajay, qui donne lui aussi du pep’s à la série et à son côté terrifiant.

Passé ce trio. J’ai aimé l’effet miroir avec Kippenberg. L’homme qui a permis à la police de résoudre cette affaire, celui qui a traqué le serpent sans répit. Et d’une certaine manière, même à distance, Charles Sobhraj a détruit sa vie, comme il l’a fait avec Monique. Dans cette chasse à l’homme, Kippenberg a tout sacrifié.

Il me semblait important de revenir sur ces personnages, bien que je ne peux tous les mentionner (#Nadinedansmoncoeur). Mais je voulais surtout mettre en avant ces personnages qui selon moi sont construits avec précision et sans défaut. Je salue en tout cas ce travail d’écriture.

J’ai regardé beaucoup de série ce mois-ci, mais je crois que celle-ci est clairement mon coup de coeur du mois d’avril !


Koğuştaki Mucize

Hier, mon coeur s’est arrêté de battre. Même si j’ignore encore comment se prononce le titre de ce film, je ne peux que vous dire combien il était magnifique. Une belle preuve d’humanité que nous livre ce drame social. Le film dure 2h10, deux heures durant lesquelles je n’ai fais que de déverser des larmes. De l’émotion de haute couleur, Koğuştaki Mucize est une belle histoire d’humanité.

Memo est un homme au handicap mental qui a une petite fille Ova et qui vit avec sa grand-mère. Accusé du meurtre d’une enfant, on se retrouve face à une course contre la montre pour tenter de le blanchir.

Si le résumé ne révélait pas l’aspect hautement dramatique du film, les premières notes sonnent le glas de cette tragédie. On découvre Mémo et Ova, dans cette relation si forte de père/fille qui les unit. Le monde qui les entoure juge cet homme que l’on qualifie de crétin, d’idiot ou encore de fou. Et pourtant, on apprend bien vite que Mémo n’est encore qu’un enfant dans sa tête, avec toute cette innocence qui peut le qualifier. Il s’émerveille du monde et ne voit pas vraiment le mal. Touchant avec sa fille, il partage ce même esprit enfantin qu’elle ce qui rend leur relation unique et particulièrement touchante. Bien que jeune dans son esprit, le père de famille ferait tout pour un sourire de sa fille. En fait, il ferait tout pour elle. Tout comme Ova qui ferait tout pour son père.

Je ne peux que saluer le jeu des acteurs, qui est selon moi parfait. L’humanité des gardes, des prisonniers, l’innocence retrouvé chez certain, la pureté des émotions, un film qui met en lumière l’essentiel : le coeur de l’Homme. La bonté humaine est au centre de ce film et chaque décision se comprend finalement, même celle de l’homme qui a perdu son enfant et qui a besoin d’un coupable pour avancer.

Bref, un film qui vaut le détour mais attendez-vous à vider plusieurs paquets de mouchoirs parce que clairement, j’ai cru que j’allais me dessécher.



The Great

Ma connaissance de l’histoire de Russie est faible. Je ne pourrais donc juger de la véracité des faits de cette série mais nous sommes prévenus dés le début, la série s’inspire de faits historiques mais ne les suit pas à 100%. Je crois qu’il est bien difficile de juger un biopic de la sorte quand les scénaristes sont obligés de créer de la matière. En tout état de cause, il est nécessaire d’inventer et de recréer l’histoire.

Voilà un moment que j’étais plus ou moins attiré par cette série. J’avais perdu mon abonnement chez Starzplay mais pris d’une soudaine envie de la voir, j’y suis revenue ! The Great reprend l’histoire de Catherine II de Russie et y ajoute un grain de folie qui n’est clairement pas déplaisant. J’ai passé un excellent moment devant cette série qui m’a fait rire et qui m’a ému parfois. Elle Fanning est pour une fois majestueuse dans son rôle (oui je n’aime pas son interprétation d’Aurore). Son évolution est notable tout au long de la série et on se prend rapidement d’affection pour elle. Quant à Nicolas Hoult, il est clairement le coeur de la série. Son personnage est incroyable, instable et si drôle (parfois trop au point d’en effacer le côté cruel). Le duo fonctionne à la perfection et effacerait presque les autres personnages de la série.

J’ai été très convaincue par cette adaptation et j’attends de pieds ferme la prochaine saison qui je l’espère sera aussi grandiose et aussi bien écrite. C’est intéressant de pouvoir s’intéresser à un autre contexte que tout ce qui a déjà et c’est plutôt bien fait (la passionnée d’histoire qui est moi s’arracherait les cheveux).

Si vous voulez passer un bon moment, foncez, parce que je trouve qu’elle vaut complètement le coup !

Ragnarok

J’avais regardé le premier épisode de cette série, sans succès. Le doublage français est totalement raté (vraiment, je n’ai jamais vu un truc pareil) et l’intrigue me semblait beaucoup trop enfantin. J’ai été harcelé pendant un an pour voir la suite (il se reconnaîtra) et me voilà au bout.

Ragnarok surfe sur la mythologie nordique avec une intrigue qui reste intéressante malgré tout. De sa bande annonce, j’ai le souvenir que la série se voulait prometteuse mais la retombée a presque été fatale (du moins pour moi). Finalement, j’ai tenté de la reprendre en mettant de côté mes premiers a priori et ça a été, j’en sors indemne.

L’acteur principal est bien le seul à porter la série. Son jeu est plutôt bon est surprend par ce côté simplet, bien loin du Thor dont il semble être la réincarnation. Parfois lourd sur les bords, ses motivations s’expliquent et c’est probablement ce qui nous pousse à vouloir avoir le fin mot de l’histoire. L’intrigue se tient mais reste un peu faible sur pas mal de point, quelques questionnements restent en suspens et j’attends de voir la suite pour avoir la réponse à mes questions.

Grosses déception néanmoins par l’acteur qui semble être la réincarnation de Loki. J’espère qu’il se révèlera dans la prochaine saison au risque de me faire fuir (je ne vous cache pas que c’est mon personnage préféré de cette mythologie). Les intrigues teenages ajoutaient sont fades et communes, remplis de stéréotypes infatigables mais fatiguant. Quand au méchant de l’histoire, autant vous dire que je n’y crois pas beaucoup.

Le tout reste d’une prévisibilité déprimante mais je vous avoue que je suis curieuse de voir la suite parce que cette série à un petit quelque chose qui la sauve (je ne saurais dire quoi).

Petite mention spéciale pour ces paysages sublimissimes

Soul

C’est dommage qu’on n’en ai pas plus entendu parler ! En tout cas, dans mon entourage, j’en ai entendu parler mais sans avoir de retour concret sur ce film pixar qui en mon sens vaut le détour ! J’ai rarement été déçu par les films Pixar qui à chaque fois éveille en moi de profond sentiment. Je pense notamment à Coco, qui me fait pleurer à chaude larme, Là-haut, dont la mélancolie est plus que présente ou encore Vice-Versa qui fait souvent appel à ma nostalgie. Si ces émotions sont profondes, c’est que le studio sait faire appel à des sujets difficiles, pas toujours traités dans le cinéma d’animation. Et Pixar sait y faire !

J’ai beaucoup entendu parler de Soul, on me disait que le public visé était plus adulte. Je serais curieuse de voir comment un enfant comprend le message ! Quoi qu’il en soit, l’aspect coloré du film est très prenant, ces musiques jazz nous entraîne dans l’univers…on est dedans aux premiers instants !

On suit donc le personnage de Joe, qui vit une vie de professeur de musique mais qui a pour projet et passion d’être pianiste depuis qu’il est petit. Il ne vit que pour cette vocation, cette envie d’aller au bout de son rêve. Et un jour, il meurt. Dans ce qu’on appellera l’au delà, on lui attribut (par erreur), le numéro 22, à qui il doit donner une raison de vivre. Chaque âme trouve sa raison de vivre dans son projet. Et alors qu’on croit que le sens du film se portera sur cela, ce n’est qu’une manière de nous berner ! Soul ne raconte pas l’amour d’une passion et combien elle peut nous faire vivre et nous mener à nos objectifs. Soul est une histoire de liberté. On nous fait comprendre qu’avoir des passions c’est bien, même très bien mais vit-on pour sa passion ou vit-on pour nous même ? Que laissons-nous derrière nous en tentant d’atteindre nos objectifs ? En réalité, lorsque Joe voulait vivre, il en a oublié sa liberté. Il a oublié les petites merveilles de la vie, qui se résume à une simple feuille qu’on ramasse sur le sol, à une sucette, à une conversation chez le coiffeur. Et c’est en ça que Numero 22 trouve sa raison de vivre. En la beauté du monde, aux personnes, à la poésie de la vie.

En écrivant ces lignes, j’ai réalisé quelque chose. La petite fille que l’on voit joué au tout début du film, à qui l’on dit que la musique est faite pour elle et qui est supposée travailler dur selon les dires décident d’arrêter la musique. Je ne comprenais pas son rôle, jusqu’à ce maintenant. Quand elle rencontre Numéro 22, elle lui conseille de totalement arrêter, de laisser tomber. Et alors..alors elle se met à jouer, à réaliser des notes, mélodieuses, magnifiques et passionnées. Elle joue parce qu’elle en a envie et non parce qu’elle faite pour cela.

Ainsi, Soul, c’est bien l’histoire de la vie et ce qu’on décide de faire. Doit-on vivre pour sa passion ou doit-son simplement aimer vivre passionnément ?

Sabrina…c’est fini !

Toute bonne chose a une fin…et pourtant, je ne saurais dire combien cette série me manquera ! J’ai adoré plongé dans son univers léger et magique, sombre et fantastique. Sabrina a été une véritable redécouverte avec son personnage audacieux, bravant tous les obstacles en faisant preuve d’une maladresse certaine.

Cette dernière saison m’a fait rire, j’ai beaucoup aimé la manière dont elle était construire. Chaque épisode se concentrait sur un “petit méchant” et c’était relativement intéressant de voir de quelle manière ils se détachaient les uns des autres tout en se suivant. Bien plus légère que les précédentes saisons, j’ai trouvé que les showrunners avaient mis le paquet sur cette saison et c’était très appréciable. J’ai notamment beaucoup aimé la place qu’Ambrose au cours de cette ultime saison !

Quand à la fin, il fallait que ça arrive. Bien faite, j’ai beaucoup pleuré (oui j’avoue), je ne parvenais pas à y croire. C’était ambitieux et risqués mais bien mesurés ! Bien que les dernières minutes poussent le ton aux portes du mélodrame, cela m’a permis de me mettre du baume au coeur.

Une série qui vaut le coup !

Les chroniques de Bridgerton

Bah oui, j’étais clairement la cible de ce type de série…! Les chroniques de Bridgerton, c’est un mélange de l’univers d’Austen mélangé à du Gossip Girl, de quoi ravir nos petits yeux de spectatrices !

Une véritable pépite à laquelle j’ai adhéré dés le début et je ne suis pas la seule. Des personnages féminins forts (décidément la nouvelle marque de fabrique Netflix), des intrigues palpitantes et diverses et un rythme qui sait se tenir sans s’essouffler ! Je crois que je n’y vois aucun défaut !

L’esthétisme de la série, aux couleurs pastels donne le ton de ces bals savoureux. Quand à la musique, de Vitamin String Quartet, déjà connu pour avoir réalisé les musiques de Reign, donne un côté moderne à la série en reprenant les musiques actuelles à leur manière !

Les personnages sont bien construits, profonds et les acteurs ne manquent pas de rigueur ! Une série qui m’a clairement fait rêver et sur laquelle je ne peux m’épancher plus ! Si vous n’avez pas encore cliquer, hop hop !

La saga des Winx

Autant vous le dire, je n’étais clairement pas convaincue par cette série. Rien qu’à la bande annonce, j’ai pris conscience des choix bien trop différent qu’avaient pris les showrunners de la série…une petite déception. Pourtant, j’étais curieuse et j’ai voulu aller un peu plus loin. Alors je me suis laissée tenter.

Les Winx était clairement mon dessin animé préféré quand j’étais petite. J’ai adoré suivre les histoires de ces fées qui vont à l’école et vivent tout plein d’aventures. L’histoire est bien menée, bien construite et la différence avec le dessin animé est plutôt bien prononcé. La série se veut plus sombre, plus adulte. Ce qui est appréciable. Elle garde un bon rythme et on a pas le temps de s’ennuyer ! En somme, je la conseille !

Les différences marquantes :

  • Il n’y a pas de grandes différences concernant le personnage de Bloom, mis à part peut-être son caractère, qui devient rapidement barbant. Néanmoins, elle porte l’intrigue sur ses épaules et les liens qu’elle finit par créer avec les autres filles, bien que parfois trop rapide, devient intéressant.
  • Stella. Autant dire que c’était l’un des personnages que j’appréciais le plus dans le dessin animé. Ce qu’ils en ont fais dans la série m’a vraiment déçu. On se retrouve avec le stéréotype parfait de la peste blonde, fille à maman ex de l’héroïne. Elle est clairement reloue dans les premiers épisodes mais se révèlent finalement vers la fin de la saison, apportant un plus considérablement.
  • Flora, Terra, je sais pas quoi. Terre a une tante qui s’appelle Flora. Elle n’est par ailleurs pas du tout le personnage de Flora. Pourtant, j’ai trouvé qu’elle apportait une véritable valeur dans la série. Victime de grossophobie, c’est un élément d’actualité qui n’est pas réellement approfondie. Personnage pour le moins intéressant qui mérite d’être mieux exploitée si saison 2 il y a.
  • Musa. Le personnage de Musa est quand à elle plutôt bien développé, voir mieux au niveau de ses pouvoirs. Il y a une véritable structure qui se créer là dessus dans la série et c’est une bonne idée. Le point négatif est l’absence de son histoire d’amour avec Riven. On aurait pu partir sur quelque chose de bien dramatique, à voir s’il compte l’introduire par la suite.
  • Aïcha, en france c’était Leyla, mais on leur en voudra pas. La fée des fluides est semi présente, semi absente. On sent qu’elle a juste le rôle du poussoir pour le scénario. C’est à dire qu’on l’utilise uniquement quand on a besoin d’elle, ce qui est véritablement dommage.
  • Sky, le personnage n’est pas hyper bien creusé dans le dessin animé et ce qu’ils en font fait est plutôt ressemblant. L’intrigue autour de lui commence à prendre dés la fin de la saison, annonçant une saison deux croustillantes.
  • Riven et Beatrix, on comprend que Beatrix est la personnification des Trix, dommage que le trio ne soit pas formé. On regrette l’absence de l’école des sorcières mais sa présence rajoute un véritable plus dans la série bien que son personnage reste un véritable stéréotype de la méchante garce. Qui n’avait pas compris dés le début ? Quand à Riven, pour le coup, son personnage est bien respecté.

Il y a bien d’autres différences sur lesquelles j’aimerais m’attarder mais je pense que principalement, pour apprécier la série, il est préférable de la regarder en s’éloignant du dessin animé de notre enfance !

The Crown – Saison 4

Le lourd fardeau des femmes

Si les précédentes saisons de The Crown se consacrait à la reine et sa soeur, cette nouvelle saison a quelque chose de nouveau. Un rythme incroyable, bien plus rapide que les précédents. De nouveaux personnages font leur apparition et le casting est incroyable ! On retrouve Gillian Anderson notamment dans la peau de Margaret Tatcher et Emma Corrin dans la peau de Lady Di ! Un casting qui apporte un peu de fraîcheur à cette nouvelle saison riche en intrigue.

En effet, l’arrivée de ces nouveaux personnages permet d’étoffer le propos et de se concentrer sur bien des intrigues. Il n’y a pas un seul moment où j’ai trouvé la série longue ou trop lente. Gillian Anderson en Margaret Tatcher fait un travail incroyable, de la posture au jeu d’acteur, elle est époustouflante. Quand à Emma Corrin, combien d’entre nous avons ressenti l’amour et la compassion pour son personnage de Lady Di ?

La série entre dans l’ère que nous avons à peu près tous connu. Les nombreux scandales liés à la princesse de Galles. A travers la série, on entre dans l’intimité du couple et cela nous permet de comprendre les discordes. Si Charles se montre particulièrement infecte avec son épouse, les motivations qu’il y a derrière sont assez claires et permettent de donner de la profondeur à ce personnage qui manque cruellement d’attention et d’amour et qui a toujours été effacé par les femmes : que ce soit sa mère ou l’amour de son père pour sa soeur Anne. Il a été entouré de femmes au fort caractère et le choix de Diana comme épouse, ce petit agneau qui se cache derrière un buisson et qui ne risque pas de lui faire de l’ombre se comprend dés les premiers instants. SAUF que Diana ne restera pas la fille sage et discrète qu’il a connu et elle aussi commencera à l’effacer par sa beauté et sa compassion. Si Charles devient détestable, la compassion que l’on porte pour Diana est très forte. Ce qui est impressionnant d’ailleurs puisque c’est réellement ce que ressentait le peuple anglais de l’époque envers la princesse. Les réalisateurs et scénaristes sont parvenus à nous plonger dans l’amour de l’époque pour la princesse : GRANDIOSE !

Concernant la reine, elle reste quelque peu effacée durant cette saison, on est bien moins dans l’introspection de ses émotions par rapport à la précédente saison. En revanche, le bras de fer (vous noterez le jeu de mot ?) avec Tatcher qui se construit tout au long de la saison est incroyable. La montée en tension et l’envie pour la reine de conserver de bonne relation frôle le respect.

Je suis très peu connaisseuse de la politique de Tatcher mais j’ai réellement découvert un personnage complexe, antipathique et terriblement misogyne ! Je crois que je ne l’ai pas aimé plus que cela bien qu’elle apporte un plus à la série.

La jalousie de la soeur de la reine, Margaret, était intéressante à évoquer. Puisque c’était elle auparavant la femme à scandale de la famille royale. Cette princesse qui a vieilli, qui s’est assagie et qui en prime est bien malade se fait effacer tout naturellement par Diana, belle, jeune et pas si en forme que ça !

S’il y a bien une problématique qui est soulevé dans cette saison, c’est de comprendre qui dans la famille royale est vraiment heureux ? Toutes ces femmes et tous ces hommes semblent avoir fait beaucoup trop de sacrifice…Dont celui du bonheur !

Une saison remarquable où c’était un plaisir de revoir Olivia Coleman et Claire Foy ! Assez triste de les quitter ! Le renouvellement des prochaines saisons s’annoncent néanmoins tout aussi incroyable puisqu’on retrouvera : Imolda Staulton (Dolores Ombrage) dans le rôle de la reine, Jonathan Pryce dans celui du prince consort, Lesley Manville pour Margaret, Dominic West pour le prince Charles et Elizabeth Debicki pour Diana ! Un casting qui se renouvelle, ce qui fait la force de la série ! Hâte de découvrir la suite !

Emily in Paris

Je n’avais pas prévu d’écrire un article sur cette série. Absolument pas. Je l’avais lancé dans le but de me faire un fond sonore alors que je travaillais…Et même ainsi, j’ai compris à quel point c’était une CATASTROPHE. Oui, une immondice écrit avec le cul.
On se reprend.

Alors déjà, l’histoire en général ne casse pas trois pattes à un canard mais ça aurait pu être regardable puisque j’ai cliqué ! Une jeune américaine se rend à Paris pour le boulot et doit s’adapter à cette nouvelle vie (si belle d’apparence) mais où les gens sont cons ! (je suis persuadée que le gars qui a pitché sa série l’a fait comme ça).



Bon qu’est ce qui ne va pas dans cette série ? Soit le réalisateur n’est jamais allé à Paris, soit vraiment, il vit sur une autre planète ! Ce sont des généralités à gogo : parisien désagréable (c’est pas très faux) mais qui travaille pas par plaisir mais pour la moulasse (cf le collègue aux cheveux gris qui regarde d’un oeil étrange Emily quand elle lui dit qu’elle fait son travail par plaisir). Les pubs clichés (est-ce qu’on est les rois ?).Et puis sa chambre de bonne qui fait la taille de ma maison… Les français infidèles, on a l’air d’abrutis pour ce qui est de la communication. On est vendu comme des fainéants…bref, vraiment, j’ignorais devoir regarder une peinture aussi grotesque de nous en appuyant sur play.

Et je crois qu’il n’est pas nécessaire d’en dire plus. Heureusement que la série est nulle sinon on pourrait presque croire que Paris est propre…

Si vous voulez une explication à ces clichés, je vous glisse un petit lien ici !

Les scènes que j’aurais voulu voir :

Emily In the 13